Après les jacarandas et leur parure mauve (les fleurs arrivent même presque avant les petites feuilles vertes...), les flamboyants flamboient. Des bouquets rouge surgissent au détour des rues, c'est plus beau de jour en jour... Il y a aussi les letchis qui commencent à rougir sérieusement. j'ai mangé mon premier de l'année le week end dernier, mais j'attends encore un peu qu'ils murissent pour en profiter pleinement (ya un arbre qui nous nargue, de l'autre côté de la rue, au bureau...). Pour ceux que ça intéresse, sachez qu'après l'ananas Victoria, le le letchi réunionnais vient d'obtenir son label rouge. Et oui ! Sinon, côté articles dans le journal, on commence à trouver des faits divers du style : "il se fracasse la tête en chutant d'un manguier"... nous v'la bien !
A propos de manguier... l'autre jour, je suis allée courir et je me suis laissée surprendre par l'odeur des mangues tombées de l'arbre qui montait du sol chauffé par le soleil. J'ai cru revivre un instant le village où j'étais au Honduras il y a quelques années... cette odeur était quasi permanente sur les chemins, sur la place du village, dans les petits hameaux où j'allais faire mes enquêtes chez les paysans... Mais c'est en fait aussi comme ça ici quand on quitte la ville ville et qu'on retrouve la Réunion Réunion... (ah bon ?... ça veut pas dire grand chose ce que je dis ??).
Bref, malgré un peu de retard, l'été est vraiment là maintenant. J'essaie de vous faire partager ça dès que j'aurai eu le temps de faire quelques photos...
J'ai par contre toujours autant de mal à réaliser que les fêtes de fin d'année approchent. Ah, oui, c'est vrai... il va falloir penser à noël... On fait quoi cette année ? Je commence à avoir une envie de fuir tout supermarché : il y a partout montagnes de chocolats, jouets, guirlandes et du monde qui commence à s'agiter dans tous les sens... argh !
A part ça, le Piton de la Fournaise est toujours en éruption. Seizième semaine d'éruption d'affilée... Je n'y ai pas été depuis un bail, mais apparement la configuration du sommet a bien changé : le cratère principal (le Dolomieu) a été comblé par toute cette lave et a débordé. Il y a donc maintenant des coulées qui descendent les pentes. Mais il reste sacrément de la marge avant qu'on vive à nouveau un épisode "route coupée par une coulée de lave". Je vous tiendrai au courant ! En attendant, je vous mets une petite photo de ma dernière virée, quand le Dolomieux faisait encore bien 100 m de profondeur et que seul un petit piton crachait tout au fond...
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