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Texte libre

Marre des spams... j'enlève mon adresse. Mais pour me trouver à l'autre bout du fil, vous pouvez cliquer sur "contact", en bas de page.

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Bonjour et bienvenue !

Voilà quelques petits instants captés sur le vif, quelques tranches de vie, des gros coups de coeur et des petits bonheurs que je vous livre avec plaisir, en espérant que celui-ci soit partagé.

Merci de votre visite et à bientôt !

Mercredi 21 mai 2008

Et oui, ya pas que le canyon dans la vie... parfois aussi, ya des week ends rando.
Il y a 15 jours c'était un peu spécial puisque la rando était à Mafate avec des collègues et que le "prétexte", c'était la fête de l'école de Marla, et que pour l'occasion, un kabar avait été organisé.

Week end bien sympa, l'occasion de se retrouver hors du bureau, de mieux faire connaissance avec certains que je connaissais très peu et puis aussi de rendre visite à Sébastien, un collègue mafatais, récement recruté au Parc et qui nous a gentiment proposé un bout de jardin bien confortable pour planter nos tentes.


Descente à Malra par la Plaine des Tamarins. C'est toujours aussi beau...



P'tite pause !



Le kabar. Musique, danse des enfants de l'école, cari et concert !



Camping dans le jardin



Réveil sous le soleil dans un cadre magique



Pique nique sur le chemin du retour...



Et on attaque la remontée !



En résumé : un chouette week end !

par Mag publié dans : instants-ici-ailleurs
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Dimanche 18 mai 2008

Voilà enfin le récit de l'expédition du week end dernier dans le Bras Détour...
C'était extra, 2 jours et demi bien intenses en paysages, en émotions et en engagement physique entre la Plaine des Chicots (en dessous de la Roche Ecrite) et Deux-Bras (dans le Cirque de Mafate).

Vendredi midi

Après un petit covoiturage des troupes de l’Ouest, 5 zozo et 5 sacs à ras bord dans une 205 de choc, nous voilà devant une bonne assiette de pâtes à La Montagne chez FX. Répartition du matos dans les sacs, et hop, on est partis. Brigitte nous dépose à Mamode Camp dans les Hauts du Brûlé, point de départ du sentier de la Roche écrite.


Là, on fait encore un peu les malins...



On ne fait pas les malins avec nos gros sacs sur le dos quand on attaque la montée (j’ai heureusement hérité d’une des cordes de 60 m et échappé aux 100 m, pour l’instant, merci les gars…) mais on rejoint finalement le gîte en 2 heures, temps tout à fait honorable.




Là, déjà, un peu moins...



Le temps d’envahir le dortoir et de se boire un petit thé, nous voilà repartis en reconnaissance pour le lendemain : trouver le départ du canyon et poser les 2 premiers rappels, c’est chose faite avant le coucher du soleil avec une jolie lumière sur la Roche Ecrite, au loin, bien dégagée.

Les gars à l'heure du thé







Retour au gîte pour un bon repas… profitons-en, on ne sais pas ce que demain nous réserve !




Samedi matin, 4h30.

Après une nuit quelques peu agitée pour la plupart d’entre nous (la faute au rhum arrangé ?), saut du lit dès le son du réveil et début des préparatifs au doux son des cling cling des baudriers (je plains le sommeil de nos voisins de gîte, mais on les avait prévenu qu’on serait matinaux et certainement un peu bruyant…). Petit déj avalé, enfilage de combis et refermage précautionneux des sacs étanches terminé, nous voilà sur le chemin à la frontale pour retrouver notre ravine et le début de la descente. Sur les cordes aux premières lueurs du jour et à la frontale vers 6 heures, c’est parti pour cette descente de 2 jours dans le fameux Bras Détour…

Aux premiers rappels s’enchaînent les longues progressions dans les blocs rocheux, avec parfois des petites désescalades glissantes et pas toujours simples à négocier avec les sacs qui pèsent et qu’on n’hésite pas à balancer devant nous sur les passages les plus critiques.











Le cadre de ce chaos rocheux en fond de ravine, surplombée par une végétation luxuriante et avec parfois des points de vue sur le bas du Cirque de Mafate au loin est vraiment magnifique et impressionnant.







Rappels, blocs, pas beaucoup d’eau, on enchaîne sans perdre de temps car le chemin est long jusqu’au bivouac, avec une vingtaine de rappels. A peine le temps d’avaler quelques barres de céréales dans les temps morts. On finit par atteindre le premier point qui nous pose question : les 2 topos récupérés au préalable divergent, l’un indiquant un équipement défectueux en rive droite (départ à rééquiper et relais à 8 mètres avec un seul point) mais récemment emprunté par un groupe et l’autre, une ligne démarrant sur arbre rive gauche et avec un relais 85 m plus bas. On choisit la 2e option malgré aucune trace d’équipement sur l’arbre, en espérant qu’il y aura bien un relais à 85 m. Je me lance… et trouve finalement un relais 25 m plus bas. Ouf ! On en est quitte pour quelques manips de cordes.


 






Quelques rappels plus loin, au sortir d’une étroiture avec bassins suspendus, on arrive au cassé du jour, 15 – 35 – 100 mètres sur une paroi d’un vert incroyable. Magnifique. Les gars ont équipé ça comme des chefs, plus qu'à se "laisser glisser" d'un relais à l'autre... royal !




Et peu après, nous voilà au bivouac alors que le soir tombe, un beau petit espace plat sous les arbres, juste de quoi tendre quelques cordes et quelques bâches pour se protéger de l’humidité et de la pluie qui commence à tomber. A l’ouverture des sacs étanches, certains ont eu plus de chance que d’autres, du tout sec (c’est mon cas) au tout mouillé (les affaires de Jean-Mi et le couscous de ce soir), il y a toutes les nuances. Mais bon, même sans semoule, on a de quoi manger (vu qu’on n’a mangé que des barres de céréales toute la journée), un petit feu permettra de faire sécher quelques vêtements et Jean-Mi pourra compter sur un sac à viande et un sur-sac pour ne pas mourir de froid. Un bon petit repas (sans pastis, qui aura fait tout le voyage pour rien, mais pas sans jaja) plus tard, nous voilà en rang d’oignons sous la bâche à faire la crèpe toute la nuit pour trouver une position confortable.




 



Dimanche 5h30

Réveil, petit déj, levée du camp et c’est reparti, direct dans l’aquatique après un petit échauffement en blocs. Rappels, petit saut, petit tobogan et c’est le drame, Steph y laisse une cheville et ça paraît sérieux. On est heureusement à la sortie d’une petite étroiture et on atteint facilement un espace un peu dégagé d’où on réussira à joindre les secours après une demi-heure d’essais infructueux (merci Orange !). Après avoir attendu des nouvelles de l’évacuation hélico une bonne demi-heure et ne voyant toujours rien venir, Jean-Mi se dévoue pour un tour d’hélico avec Steph et nous repartons à 4 après avoir reconditionné les sacs pour garder suffisamment de cordes pour terminer le canyon (c’est qu’il reste encore de la route et une quinzaine de rappels donc il ne faut pas traîner). On verra l’hélico arriver pas loin de 2 heures plus tard, heureusement qu’on n’a pas attendu en haut…

Ca c'est le lieu du crime...



et ça c'est ma tête après avoir échangé une corde de 60 pour une corde de 100 m dans le sac...
Je vous épargne la tête et la cheville de Steph...




On enchaîne, c’est toujours aussi beau, on carbure toujours à la barre de céréales et au coca, et je me lancerai même (un peu poussée par Mike il faut bien l'avouer) dans l’équipement du 3e rappel du cassé du jour (35-35-95 m), merdique au possible, où j’ai bien cru me retrouver dans la mouise (frottements terribles, végétation emmêle-cordes, 2 points déséquipés sur la route du relais - au's'cours !! -, sac supra lourd, mille questions existentielles, grosses caillasses instables), avant, enfin, de trouver un magnifique relais avec 4 points surplombant un magnifique à-pic de 100 m… ouf !

Le haut du grand cassé (presque) final




1er relais "paroi", à côté du fameux "arbre mort" dont on a tant parlé




Le cassé final vu du 2e relais en paroi
 





Le même vu du bas...



La marche de sortie approche… on rejoint le Bras Sainte-Suzanne par la droite et il nous faut ruser pour trouver la trace rive droite alors qu’on arrive sur un obstacle d’une diziane de mètres (soit disant un saut… on ne s’y risquera pas…). C’est après un bon 2 heures de marche (à la louche) et à la tombée de la nuit qu’on atteindra enfin le barrage après maintes traversées de la rivière fautes d’avoir vraiment trouvé un sentier continu. Petit appel au 4X4 pour annoncer un petit retard au point de rendez-vous et nous voilà repartis à la frontale pour encore une heure de tatonnement de la piste aux bords de la rivière, avec également une petite session nage dans un grand bassin sous les étoiles et la rencontre de campeurs hallucinés de voir émerger 4 énergumènes de la rivière avec tout leur barda et une frontale alors qu’ils sont tranquilement en train de manger autour de leur feu de camp. Il est près de 19h30 quand on arrive à la piste. Euréka ! Personnellement je ne suis pas loin du bout de ce que je peux donner…la fin de la marche finale s’est faite au mental, un pied devant l’autre sans trop réfléchir et j’ai l’impression que je commence à comprendre ce se passe dans la tête et dans le corps des raideurs et autres coureurs de fond.

Retour dans le 4X4 jusqu’à Rivière des Galets, appel du reste des troupes et verdict : un hélitreuillage réussi pour nos deux compères, un péroné cassé et 3 semaines de plâtre à venir pour Steph. Chacun rentre chez soi… heureusement que demain on ne bosse pas (sauf un courageux !).

Bilan des courses

Petite demi-journée d’approche et deux journées pleines de descente pour une quarantaine de rappels dont 2 beaux cassés de 150 mètres et plus, de la marche en blocs en veux tu en voilà, un cadre et des paysages grandioses, entre forêt et vues en défilé sur différentes zones du cirque de Mafate, et une sacré bonne ambiance d’équipe… on r’viendra !

par Mag publié dans : instants-ici-ailleurs
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Mercredi 30 avril 2008

Si vous ne connaissez pas, courrez les découvrir...

Antibalas est un groupe new yorkais qui joue de l'afrobeat - funk, un peu déjanté, engagé, péchu, hétéroclite et sympathique.
Ils jouent ces jours ci à Paris (New Morning) et à Coutances (festival de jazz). S'il est encore temps, courez y vite !
http://www.myspace.com/antibalas

Byien Mayé est une fanfare réunionnaise qui distille une bonne humeur et une péchouille contagieuses à travers leurs notes, entrainant son public dans un sillage de cuivres, bois et percussions reprennant des airs d'ici et d'ailleurs dans jamais s'essouffler.
Ils sévissent régulièrement à La Réunion, bien souvent dans leur fief du sud de l'île.
http://www.myspace.com/byinmay


Je ne connaissais ni les uns ni les autres, mais ils étaient réunis pour un concert au Kabardock le week end dernier et j'ai été séduite, emballée. Le concert terminé, ça n'était pas assez et l'ambiance était encore au sautillement, alors ils et nous ont donné rendez vous pour continuer la fête à l'étage. Unissant leurs instruments et leurs voix autour d'un verre, ils ont fait danser les plus courageux ou les plus accros d'entre nous jusqu'à 3 heures du mat. Tout y est passé, de Fela Kuti à Alain Peters en passant par les skatelites, des airs d'europe de l'Est ou un reggae de leur composition.

Entre fourmis dans les jambes et frissons, on a été servis !
A recommander !

par Mag publié dans : Copinage et coups de coeur
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Mercredi 30 avril 2008
Un mois...

... depuis le retour de vacances,
... depuis mon poisson d'avril (merci Air-France),
... depuis le début de mon nouveau boulot au Parc National,

Et oui, déjà un mois... que le temps passe, et que de choses se passent !

Et c'est justement parce que beaucoup de choses se passent que je n'ai pas trop trop le temps de donner beaucoup de nouvelles. Ca prend du temps de rentrer dans ce nouveau boulot : rentrer dans le rythme, s'approprier les dossiers, les enjeux, les manières de travailler mais aussi contribuer à construire ce Parc qui est finalement encore tout neuf et pour lequel beaucoup de choses restent à inventer...

J'ai aussi passé un peu de temps avec des amis de passage, retrouvé un peu les amis d'ici, repris le canyon, bref, tout ce qu'il faut pour qu'une fois la journée de travail terminée ou le week end arrivé, le temps file aussi très vite ! Que ceux qui se posent cette lancinante question sans oser la poser se rassurent : j'ai même réussi à voir des dauphins à travers la longue vue !

Mais allez, d'accord, me revoilà quand même pour quelques mots, et des bises d'ici ailleurs...

Bonne fête du travail ou week end en forme de pont, c'est selon !
par Mag publié dans : instants-ici-ailleurs
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Mercredi 30 avril 2008

Un temps trop incertain pour amener les copains tester un petit canyon de l’Est le week end dernier ? Qu’à cela ne tienne, on reconstitue notre équipe de choc de préparation au stage initiateur (j’ai nommé FX, Vince et moi) pour tâter de une ravine du nord, moins exposée. Jamrose… On connaît l’accès pour l’avoir pratiqué en d’autres temps, lors d’une véritable expédition jusqu’à l’accès à un autre canyon du secteur, Eli 2, lui aussi affluent de la Rivière St Denis, mais plus loin en rive gauche, à travers les fourrés et la vigne marronne. Cette fois ci, c’est plus simple puisqu’on bifurque avant la fin et que jusque là, le chemin est bien tracé.

Contrairement à Eli 2 qui démarre en fanfare avec un grand cassé, la première partie du canyon est tout en verdure et en petits rappels tranquilou.













C’est par contre sur la fin que l’engagement augmente un peu avec le cassé final d’environ 150 mètres fractionné en 4 longueurs. D’en haut, une belle vue sur la rivière en contrebas, au fond de laquelle démarrera notre marche de retour.





Je m’élance la première jusqu’au premier relais en paroi, rapidement rejointe par Vincent qui continue vers le relais en paroi suivant grâce la corde que je viens d’installer.











C’est là que les choses se corsent, avec presque un coinçage de corde et surtout l’impossibilité de trouver le relais suivant. Vince nous fera une remontée sur corde de 50 mètres mémorable pour qu’on puisse rabouter et rallonger la corde à la recherche du relais suivant. Finalement, il semblerait qu’une erreur de topo soit à l’origine de cette embûche puisque FX nous dénichera le fameux relais un peu plus bas mais hors d’atteinte lors de la première tentative. Ouf ! Moyennant quoi, le palpitant a un peu palpité, avec un grand moment de solitude en paroi, une bonne séance de muscu des bras pour Vince et une réédition de la marche de sortie à la frontale au fond de la rivière (remember Eli 2 il y a 1 an et des brouettes) avec une petite pensée pour Lyonel qui était de la première édition. Cette fois ci, pas de pleine lune (elle avait agréablement complété la frontale la dernière fois), mais un beau ciel étoilé (joli mais mois efficace !!), et un peu moins de route à faire (1h15 contre 3h la dernière fois). Avec le sourire s’il vous plaît !







par Mag publié dans : instants-ici-ailleurs
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